Archéo

Lors des journées du patrimoine (17 et 18 septembre), le Centre Archéologique de Puylaurens organise 2 journées autour de la terre cuite d'hier et d'aujourd'hui. Dans ce cadre, quelques potiers ont planché sur diverses problématiques : reproduction de pièces, cuissons primitives...

Pour ma part, j'ai jeté mon dévolu sur deux pièces médiévales : une belle oule (sorte de gros saladier pour le stockage de la nourriture) et un pégau (pichet), tous deux retrouvés dans les environs de notre village. Le but est de comprendre comment s'y prenaient les artisans de l'époque. J'ai donc planché et fait quelques pièces, au tour, au colombin, à la plaque... et je me suis autorisé des déclinaisons un peu plus modernes.

Aujourd'hui, et pour la première fois de ma courte carrière, j'ai tourné 6 kg de terre, pour créer une base à ma oule, puis je l'ai ensuite montée aux colombins. Il sembleraient qu'au moyen-âge, ils procédaient exactement à l'inverse ! d'abord une base aux colombins, puis le haut au "tour lent". Et là je dis : ils avaient raison, car la petite note finale de l'oule, une sorte de ruban plat (horizontal) qui finit l'ouverture, est bien plus aisée à faire au tour. Mon problème, c'est que je suis encore incapable de tourner  7 ou 8 kg de terrre sans faire un massacre ! mais j'y arriverai, j'y arriverai ! j'ai toute la vie devant moi, non ?

Toujours est-il que ma dernière oule va sécher tranquillement, ainsi que mes deux derniers pégaux. Je les décorerai et les cuirai début septembre.

Grosse oule  2pegaux

 
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